René Cassin (1887-1976), un homme d'exception
- Soldat de la Grande Guerre et "Gueule Cassée", René Cassin a transformé l'épreuve du combat en un plaidoyer universel pour la Paix.
- Héros de la France Libre : Premier civil à rejoindre le Général de Gaulle à Londres en 1940.
- Artisan du Droit : Principal rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948.
- Prix Nobel de la Paix : Distingué en 1968 pour son combat infatigable en faveur des droits humains.
1. Un engagement dès la "Génération du Feu"
Bien avant 1945, René Cassin, lui-même grand mutilé de la Première Guerre mondiale (blessé grièvement en 1914), s'investit dans le mouvement associatif. Il a présidé dès 1922 l'Union Fédérale (ancêtre de la structure actuelle), prouvant son attachement de longue date à l'unité du monde combattant.
2. Le rôle crucial de 1945
À la Libération, René Cassin joue un rôle déterminant dans la naissance de l'UFAC sous sa forme actuelle :
L'Ordonnance de 1945 : En tant que vice-président du Conseil d'État et proche du Général de Gaulle, il a activement participé au cadre juridique permettant le regroupement des associations. L'UFAC est officiellement créée et reconnue d'utilité publique par l'ordonnance du 14 mai 1945.
Unir pour la Paix : Son objectif était de fédérer toutes les associations (victimes de 14-18, de 39-45, déportés, résistants) pour qu'elles parlent d'une seule voix auprès de l'État et œuvrent ensemble pour la paix internationale.
"Le saviez-vous ?"
René Cassin a été nommé Premier Président d'Honneur de l'UFAC dès sa création en 1945. Pour lui, notre Union n'était pas seulement un outil de défense des droits, mais un pilier indispensable pour construire une paix durable et protéger la dignité humaine, valeurs qu'il inscrira plus tard dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.
En août 1945, René Cassin définissait la mission de l'UFAC en ces termes :
"La constitution de l'UFAC répond à l'un des devoirs nationaux qui est de valoriser et coordonner toutes les forces morales et physiques des générations qui ont combattu (...) pour la défense des droits moraux et matériels de toutes les catégories de victimes de guerre."